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L’accès à l’eau et à l’assainissement

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L’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde

Article publié le 15.03.13

L’accès à l’eau potable dans le monde
Depuis 2010, l’accès à l’eau et à l’assainissement est reconnu par les Nations Unies comme un droit humain fondamental. Mais ce droit est-il universel ? Force est de constater qu’il demeure encore aujourd’hui de grandes disparités entre les régions du Globe. État des lieux.

 

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF, accéder à l’eau (eau utilisée à des fins domestiques, la boisson, la cuisine et l’hygiène personnelle) signifie bénéficier d’une source située à moins d’un kilomètre de l’endroit de son utilisation et avoir la possibilité d’obtenir régulièrement au moins 20 litres d’eau par habitant et par jour. Cette eau n’est pas toujours potable. L’eau potable est une eau ayant des caractéristiques microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l’OMS ou aux normes nationales relatives à la qualité de l’eau de boisson. L’accès à l’eau dans le cadre des objectifs du millénaire est indiqué par la proportion de personnes qui utilisent des sources d’eau améliorées (raccordement à domicile, bornes-fontaines, puits protégés, sources protégées, eau de pluie).

L’assainissement de base correspond, quant à lui, à la technologie permettant l’évacuation hygiénique des excréments et des eaux ménagères et assurant un milieu de vie propre et sain tant à domicile que dans le voisinage des utilisateurs. L’accès à l’assainissement de base se mesure en calculant la proportion de gens qui utilisent des services d’assainissement améliorés (connexion à un égout public, connexion à une fosse septique, latrine à chasse d’eau, latrine à fosse simple, latrine améliorée à fosse autoventilée).

 

Des disparités entre les continents, les villes et les campagnes

En l’an 2000, les pays membres de l’ONU s’étaient fixés comme l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) de réduire de moitié d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès de façon durable à un point d’eau amélioré et à des services d’assainissement de base. Où en est-on aujourd’hui ?

Inégalité dans l’accès à de l’eau de qualité

L’ACCÈS À l’EAU ET À L’ASSAINISSEMENT EN QUELQUES CHIFFRES-CLÉS

780 millions de personnes n’ont toujours pas accès à des points d’eau améliorés

2,5 milliards de personnes ne bénéficient toujours pas d’un assainissement amélioré

D’après l’OMS et l’UNICEF, plus de 2 milliards de personnes ont obtenu un accès à des points d’eau améliorés depuis 1990. En 2010, plus de 780 millions de personnes n’avaient toujours pas accès à des points d’eau améliorés. Néanmoins, l’OMD en matière d’accès à l’eau est atteint depuis 2010 avec 89 % de la population mondiale ayant accès à des points d’eau améliorés.

C’est un résultat encourageant, mais ces données s’appuient uniquement sur l’existence d’infrastructures (les points d’eau améliorés). Elles ne tiennent donc pas compte de la réelle qualité de l’eau, ni de la qualité du service (point d’eau réellement fonctionnel). Utilisés comme indicateur, les points d’eau améliorés surestiment le nombre de personnes ayant accès à de l’eau dont on peut être sûr de sa bonne qualité. En se basant sur les études de Bartram et.al. (2012) et Payen (2011), on peut estimer que seulement environ 50% de la population mondiale aurait en réalité accès à de l’eau sûre, 25% aurait accès à de l’eau de qualité douteuse et 25% utiliserait toujours de l’eau dangereuse, ce qui correspond à 1 milliard de plus que les estimations de l’OMS et de l’Unicef.

Inégalité géographiques d’accès aux services

De plus, ces estimations cachent de grandes disparités entre les régions du monde. Ainsi, l’Océanie et l’Afrique Subsaharienne ne sont pas en voie d’atteindre la cible de l’eau potable fixée par les OMD qui se fixe de réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable. La couverture des points d’eau améliorée n’est que de 61 % en Afrique Subsaharienne. C’est la plus faible de toutes les régions du monde. Près de la moitié des deux milliards de personnes ayant accédé à des points d’eau améliorés depuis 1990 vivent en Chine ou en Inde. Des disparités existent également entre les zones urbaines et rurales. 96 % de la population urbaine utilise des points d’eau améliorés en 2010, contre 81 % de la population rurale. La plupart des personnes sans accès à des points d’eau améliorés vivent en zone rurale.

En matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, on constate néanmoins que la progression de l’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu urbain n’arrive pas à suivre l’augmentation rapide de la population. Ainsi, si cet accès augmente en pourcentage, le nombre de personnes n’ayant pas accès au service augmente lui aussi.

L’accès à l’assainissement

L’accès à l’assainissement dans le monde

En 2010, 63 % de la population mondiale utilisait des installations d’assainissement améliorées. On estime que ce pourcentage atteindra 67 % en 2015, ce qui est encore bien loin des 75 % nécessaires pour atteindre la cible de l’assainissement fixée pour les OMD. En 2010, 2,5 milliards de personnes ne bénéficiaient toujours pas d’un assainissement amélioré.

Là encore, les régions du monde ne sont pas toutes égales en matière d’accès à l’assainissement. Quatre personnes sur 10 ayant accédé à l’assainissement amélioré depuis 1990 vivent en Chine ou en Inde. Alors que la couverture en assainissement s’améliore dans presque toutes les régions en développement, dans de nombreux pays d’Afrique Subsaharienne et d’Asie du Sud, la couverture en assainissement est inférieure à 50 %. Les disparités entre les zones rurales et urbaines sont encore plus fortes pour l’assainissement que pour l’alimentation en eau. À l’échelle mondiale, 79 % des citadins utilisent une installation d’assainissement améliorée, contre 47 % de la population rurale.

 

Des solutions adaptées aux différentes régions du monde

Que faire pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base ? Les solutions sont multiples et n’ont qu’un seul but : améliorer les condition de vie des populations. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement présente en effet de graves dangers. L’eau non traitée véhicule des virus, des bactéries, des parasites ou encore des micro-organismes végétaux ou animaux. Elle peut donc être responsable de maladies. Ces maladies hydriques tuent environ 5 millions de personnes chaque année, et 2,3 milliards en souffrent. Les micro-organismes présents dans l’eau peuvent véhiculer notamment le paludisme, la schistosomiase, la fièvre typhoïdes, le choléra et les amibes. Ces derniers provoquent de fortes diarrhées et sont responsables chaque année de la mort de 1,8 million de personnes dont 90 % sont des enfants de moins de 5 ans, vivant pour la plupart dans les pays en développement. La diarrhée est le plus grave problème de santé publique directement lié à l’eau et à l’assainissement.

Bain et lavage dans l'étang (Inde)

Ces solutions s’adaptent aux différentes régions du monde. Dans les pays émergents (Inde et Chine notamment), les autorités font parfois appel aux entreprises du secteur de l’eau et de l’assainissement au travers de partenariats public-privé permettant d’améliorer les service d’eau et d’assainissement des populations et de tendre vers les standards des pays développés. Dans les pays qui manquent de ressources financières, les pays peuvent peuvent faire appel à des bailleurs de fonds internationaux pour financer des projets d’amélioration d’accès aux services. C’est notamment le cas à Haïti. Dans les pays dont les zones rurales connaissent une grande précarité, ce sont des ONG et des fondations qui œuvrent pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement. Enfin, dans les pays développés, on assiste au développement de politique sociale de l’eau ayant pour but de garantir un accès à l’eau universel pour les populations.

 

Le programme Eau pour tous

City Palace, Jodhpur, Rajasthan (Inde)

Pour permettre de mettre en œuvre de manière opérationnelle le droit à l’eau et à l’assainissement, dans le cadre de ses contrats avec les collectivités, SUEZ ENVIRONNEMENT développe le programme Eau pour tous. “Nous couvrons de nombreux pays où l’entreprise opère  avec l’objectif d’accompagner les collectivités dans la mise en œuvre du droit à l’eau et à l’assainissement : qu’il s’agisse d’intégrer les quartiers informels dans le périmètre desservi ou bien de trouver les conditions financières acceptables pour les ménages en situation de précarité” explique Sidoine Ravet, responsable du programme. Dans ce cadre, des missions d’assistance technique ont eu lieu dans des pays émergents, notamment en Inde.

 

Crédit photo Pompe à eau en Afrique : Julien Harneis/Flickr
Crédit photo Bain et lavage dans l’étang (Inde) : Sustainable sanitation/Flickr
Crédit photo City Palace, Jodhpur, Rajasthan (Inde) : Lumière/Flickr

En savoir plus sur

L’accès à l’eau et l’assainissement par SUEZ ENVIRONNEMENT

Le rapport 2012 sur les progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau (OMS)

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement

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Mis à jour le 15.03.13

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