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La gestion de l’eau en Europe

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Quels critères pour rendre l’eau potable ?

Article publié le 22.08.11

Rendre l'eau potable

Indispensable à la vie, l’eau est le produit alimentaire le plus étroitement contrôlé en France. Mais comment s’assure-t-on de sa potabilité et surtout sur quels critères ? Réponses.


On ne badine pas avec l’eau. En France, l’eau répond ni plus ni moins à 54 critères de qualité, définis par le Ministère de la Santé sur la base des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour être dite « potable ». Savez-vous ce qu’est précisément une eau dite « potable » ? Connaissez– vous ses critères de qualité, les procédures de contrôle qui la surveillent et les mesures préventives qui luttent en amont pour préserver sa qualité?

 

L’eau potable, qu’est-ce que c’est ?

Pour savoir si une eau peut être bue sans risque, les scientifiques qui contrôlent la qualité de l’eau recherchent principalement deux types de substances : les substances dites « pathogènes » (virus, bactéries) et celles dites « potentiellement indésirables » (chlore, nitrates…). C’est ce qui permet d’établir la définition de ce que l’on appelle « la potabilité de l’eau ». Ainsi, on qualifie une eau potable comme une eau qui ne contient aucun germe potentiellement dangereux ni organismes parasitaires. Pour les substances dites indésirables, des valeurs limites sont fixées selon un principe de précaution sur la base de la consommation quotidienne qui convient aux personnes les plus fragiles. Ces valeurs sont sujettes à révision régulière selon l’évolution des connaissances scientifiques.

 

L’eau, cette ressource fragile sous haute surveillance

TEP Ondeo IS sur le site de Sobegi, analyse des critères pour rendre l’eau potable

Pour garantir la potabilité de l’eau, 54 critères ont été définis en France par le Code de la Santé. Certains déterminent sa saveur, d’autres sa composition, d’autres encore sa teneur en substances toxiques. Par exemple, le taux maximum de nitrates dans l’eau est fixé à 50mg/l. Sur la base de ces critèreset suite au traitement de l’eau, des contrôles inopinés draconiens sont effectués à la fois par les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) et les opérateurs des services d’eau et d’assainissement comme Lyonnaise des Eaux dont les prélèvements sont réalisés sur l’ensemble des installations de production et de distribution d’eau potable. En 2008, plus de 99% des analyses effectuées par les autorités sanitaires sur les eaux produites et distribuées par Lyonnaise des Eaux étaient conformes à la réglementation française, l’une des plus strictes au monde.

 

Agir pour la qualité de l’eau, c’est aussi travailler sur la protection des écosystèmes

Dans le monde, la moitié des réserves d’eau douce connaissent un problème de pollution aux nitrates. Dès lors, la lutte contre les substances indésirables dans l’eau passe également par une action sur le terrain pour la préservation des écosystèmes. C’est ainsi qu’à travers des initiatives comme les « zones libellules » (Zone de LIberté Biologique Et de LUtte contre les poLLuants Emergents) de Lyonnaise des Eaux ou des programmes de recherche sur site tels que le programme Ampères qui mesurent les concentrations de micropolluants en station d’épuration en partenariat avec l’IRSTEA (Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture), SUEZ ENVIRONNEMENT travaille activement à l’amélioration des connaissances et des performances en matière de lutte contre ces micropolluants.

 

A l’international, des réglementations différentes pour des problématiques différentes ?

Laboratoire Tianjin, critères pour rendre l’eau potable

Aux Etats-Unis, qui comptent plus de 150 000 réseaux d’eau potable répartis sur ces 51 Etats, une loi fédérale appelée Safe Drinking Water Act s’érige en principe fondateur pour garantir la potabilité de l’eau. Les standards sont établis par l’Agence Américaine de Protection de l’Environnement qui détermine le niveau maximale des substances contaminantes présentes dans l’eau.

Dans l’Union Européenne, la Directive de l’Eau potable adoptée en 1998 établit des contraintes aux eaux destinées à la consommation humaine. Ainsi, toutes ces eaux doivent remplir trois conditions relatives aux quantités de micro-organismes et de substances nocives dans l’eau. L’une de ces conditionsfixe le niveau de pesticide admissible 20 fois inférieur aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé dans un but purement de sauvegarde de l’environnement.

En Asie du Sud-Est, avec le fort accroissement démographique et les bouleversements climatiques, la potabilité de l’eau s’affiche comme un enjeu majeur avec comme priorité l’accroissement des moyens de contrôle et les mesures de sécurité. Bien que 85% de l’eau potable aient atteint les objectifs fixés par le Millenium Development Goal, l’eau en Asie du Sud-Est reste fréquemment contaminée par des substances nocives, notamment fécales. Et beaucoup reste à faire.

 

L’eau potable peut aussi être directement contrôlée par les consommateurs !

En outre, une eau potable pour être aussi une eau agréable à boire doit être claire, avoir une bonne odeur et un bon goût. Tout au long de l’année, des chercheurs et des goûteurs d’eau travaillent pour améliorer la qualité gustative de l’eau du robinet. En Ile-de-France (Presqu’Ile de Gennevilliers), par exemple, un observatoire du goût et un panel de 180 consommateurs, formés à la reconnaissance des goûts et des odeurs, a été mis en place afin d’améliorer la qualité gustative de l’eau.

Pour avoir bon goût, l’eau doit contenir un minimum d’oligo-éléments et de sels minéraux dissous (de 0,1 à 0,5 gramme par litre), lesquels sont par ailleurs indispensables à l’organisme. C’est à cette étape qu’intervient le CIRSEE (Centre International de Recherche Sur l’Eau). Capitalisant sur plus de 20 ans d’expérience, les chercheurs du CIRSEE, principal centre d’expertise de SUEZ ENVIRONNEMENT, ont développé le service « Goûts et Odeurs de l’eau potable » à l’attention des exploitants du Groupe.

 

En savoir plus sur

La Zone Libellule

Le Programme Ampères par SUEZ ENVIRONNEMENT

L’eau du robinet par Lyonnaise des Eaux

Le programme Ampères par le CIRSEE

Le Ministère de la Santé

L’Organisation mondiale de la Santé

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Mis à jour le 22.08.11

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