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Les différents types de déchets

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Les déchets d’activités de soins

Article publié le 24.04.13

Les déchets d’activités de soins
Comme leur nom l’indique, les déchets d’activités de soins (DAS) sont issus des activités de la médecine. Le traitement de ces déchets s’avère délicat car ils peuvent présenter des risques infectieux, chimiques et toxiques. Dans les établissement de santé, il s’agit notamment de prévenir les infections nosocomiales. Quels déchets sont considérés comme des DAS et comment les traite-t-on ? L’eMag vous explique tout.

 

Les déchets d’activités de soins, c’est quoi ?

DANS LA FAMILLE DES DÉCHETS D’ACTIVITÉS DE SOINS, ON TROUVE :

Les pièces anatomiques, les déchets d’activités de soins non dangereux, les déchets d’activités de soins à risques infectieux (seringues, tubulures, sondes, canules, drains, gants…), les déchets d’activités de soins à risques chimiques et toxiques (piles et accumulateurs, dispositifs médicaux, les médicaments non utilisés…) et les déchets à risques radioactifs.

Selon le code de la santé publique, les déchets d’activités de soins (DAS) sont des “déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire”. Il s’agit donc des déchets d’activités de soins des établissements de santé, les déchets médicaux du secteur des professionnels en exercice libéral et des laboratoires d’analyses médicales et les déchets de soins des ménages et des personnes en automédication. Dans les établissements de santé, les DAS se répartissent en cinq catégories :

Les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI). Il s’agit de tout objet en contact avec du sang ou autre liquide biologique (matériels piquants ou coupants, flacons de produits sanguins, dispositifs de drainage…). Les fragments humains et déchets de laboratoire (milieux de culture, prélèvements…) en font également partie. Selon l’ADEME, les DASRI produits en France étaient de l’ordre de 163 000 tonnes en 2008 dont 155 000 proviendraient des établissements de santé.

Les déchets à risques chimiques et toxiques (DRCT). Il s’agit de piles et accumulateurs, de dispositifs médicaux implantables actifs (stimulateurs cardiaques, défibrillateurs, pompes à insuline, implants auditifs…), de matériels contenant du mercure (tensiomètres, thermomètres…), de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) médicaux (accumulateurs, condensateurs, tubes cathodiques…), de déchets de médicaments anticancéreux (car ils ont des effets cancérigènes, mutagènes ou tératogènes) et de médicaments non utilisés.

Les déchets à risques radioactifs. Il s’agit principalement d’atomes radioactifs à vie très courte utilisés en médecine pour diagnostiquer ou soigner certaines maladies.

Les pièces anatomiques d’origine humaine

Les déchets qui ne sont pas dangereux et qui sont assimilés aux déchets ménagers

 

Que fait-on des déchets d’activités de soins ?

Incinération des déchets d’activités de soins à Blois

Les déchets qui ne sont pas dangereux suivent la filière des déchets ménagers et assimilés. Ils font l’objet d’une collecte sélective puis sont incinérés ou stockés dans des installation de stockage de déchets non dangereux. Les pièces anatomiques d’origine humaine sont incinérées dans un crématorium autorisé.

Les DASRI sont généralement incinérés ou peuvent être pré-traités. Ce prétraitement consiste à les broyer puis à réduire la contamination microbiologique le plus souvent par élévation de la température. Les déchets ainsi pré-traités peuvent être éliminés soit par incinération, soit par stockage dans une installation de stockage de déchets non dangereux. Les DRCT sont confiés à des entreprises agréées pour le transport de telles marchandises, puis traités dans des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation. Ces déchets subissent un traitement thermique ou physico-chimique. Ils peuvent être également valorisés ou stockés selon leur nature.

Concernant les déchets à risques radioactifs, deux modes d’élimination sont possibles en fonction de leurs caractéristiques :

Les déchets radioactifs de période inférieure à 100 jours peuvent être éliminés comme des déchets non radioactifs s’ils sont gérés par décroissance radioactive. Dans ce cas, ces déchets sont entreposés dans un local dédié à leur décroissance. Au terme de cette décroissance, s’ils présentent des risques infectieux, ils suivent la filière des DASRI, s’ils présentent des risques chimiques ou toxiques, ils suivent la filière des DRCT.

Les déchets radioactifs dont la période est supérieure à 100 jours sont pris en charge par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).

Traitement des déchets d’activités de soins

Traitement des DAS des établissements de santé (Source : Ministère de la Santé et des Sports – 2009)

 

En savoir plus sur

La gestion des déchets par SUEZ ENVIRONNEMENT

L’élimination des déchets d’activités de soins à risques

La production de déchets en France en 2010 (Commissariat général au développement durable)

La production de déchets en Europe en 2010 (Eurostat)

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Mis à jour le 24.04.13

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