La gestion des eaux pluviales, nouveau défi de l’assainissement

Le développement de l’urbanisation engendre de nouveaux défis pour la gestion des eaux pluviales. SUEZ ENVIRONNEMENT et ses filiales proposent des solutions pour relever ces défis au travers du dispositif INFLUX qui met en place une gestion dynamique des crises dédiée aux inondations ou encore grâce à la construction de nouvelles infrastructures des eaux pluviales. Eclairages sur ces défis et solutions.
L’urbanisation croissante et l’augmentation des surfaces imperméabilisées (rues, trottoirs, immeubles…) réduisent l’infiltration naturelle des eaux pluviales. Ainsi, seulement 15% des précipitations pénètrent aujourd’hui dans le sol par infiltration. Il y a donc de plus en plus d’eaux pluviales à évacuer. Et cette tendance s’accentue du fait du changement climatique qui entraîne la récurrence de forts événements pluvieux.
La majorité des eaux de pluie est recueillie par le réseau des eaux usées. Mais, en cas de précipitations importantes, le ruissellement des eaux pluviales peut gonfler les effluents transportés par les réseaux d’assainissement jusqu’à provoquer des inondations et saturer les usines de traitement. Il existe donc un risque de rejet de ces eaux pluviales dans la nature sans qu’elle aient pu être traitées. Il est essentiel d’empêcher ces rejets car les eaux pluviales se chargent d’impuretés tout d’abord dans l’air (fumées industrielles, gaz d’échappements) puis lorsqu’elles ruissellent, elles drainent avec elles des résidus déposés sur les toits et la chaussées (zinc, huile de vidange, carburants, métaux lourd…). Les scientifiques estiment qu’un orage pollue 10 à 50 fois plus que le rejet d’une station d’épuration. Ils indiquent également que les chutes de pluie sont responsables de 50% de la pollution déversée dans les rivières et sur les plages en zone urbaine.
Protéger les zones urbaines et garantir la sécurité des habitants
L’urbanisation croissante soumet les acteurs de l’eau à de nouveaux défis et les amène à trouver des solutions en matière de gestion des eaux pluviales.
• Il est tout d’abord nécessaire de protéger les zones urbaines et d’engager les villes dans la préservation de l’environnement. Ceci nécessite d’améliorer la réutilisation individuelle ou collective des eaux pluviales. L’eau de pluie peut en effet se substituer dans certains cas à l’eau potable et permettre de préserver nos ressources en eau. Elle peut être utilisée pour des usages domestiques (WC, jardin, lessive, nettoyage), industriels (lavages de véhicules industriels, des outils de production, des sols, alimentation de WC) ou collectifs (arrosage des espaces verts, nettoyage de la voirie ou réserves incendie).
• Les acteurs de l’eau doivent ensuite garantir la sécurité des habitants en protégeant les personnes et les biens des inondations. Ils aident donc les villes à :
• améliorer l’efficacité des infrastructures,
• limiter les impacts des eaux pluviales avec des plans de progrès (qualité de l’eau et consommation d’énergie),
• informer les habitants à l’avance en cas de situations d’urgence afin d’éviter les situations de crise
• prévenir les crises futures en prenant en compte la gestion des eaux dans le plan d’urbanisme de la ville.
Optimiser l’exploitation des infrastructures
Pour remplir ces différents objectifs, SUEZ ENVIRONNEMENT met en place toute une panoplie de services en matière de planification, de conception, de construction, d’exploitation et d’optimisation des réseaux.
Pour les réseaux existants, le groupe propose de dresser un état des lieux des infrastructures pour comprendre le fonctionnement du système d’assainissement, le contexte local et définir un plan d’action en accord avec les objectifs des collectivités. Une fois cet état des lieux réalisé, il s’attache à améliorer l’efficacité des infrastructures existantes en améliorant la maintenance et en rationalisant les utilisations du réseau d’eaux pluviales. Ce réseau doit non seulement servir pour le transport mais également disposer d’installations de stockage. La solution INFLUX, déployée notamment à Bordeaux, apporte une réponse pertinente à ce besoin d’optimisation. Depuis sa mise en service en 1992 sous le nom de RAMSES, elle a permis d’anticiper ou de gérer efficacement près de 300 évènements pluvieux significatifs.
Anticiper et mesurer l’impact des épisodes pluvieux
SUEZ ENVIRONNEMENT met également en place des outils d’anticipation et de mesure. A titre d’exemple, sont développés des outils pour mesurer les changements de la qualité de l’eau dans les zones réceptrices (en particulier pour les lacs, les rivières et les zones à écosystème fragile telles que les régions côtières). Des systèmes d’alerte en temps réel de la dégradation de la zone réceptrice par la pollution des eaux pluviales sont actuellement en service à Biarritz où le dispositif M.E.R., développé par le CIRSEE, permet de réaliser des analyses sur la qualité des eaux de baignade en une heure là où des analyses classiques prennent jusqu’à 36 heures. A Cannes, Safege et Actimar ont mis en place l’outil informatique Qualicôte qui est capable de prévoir la qualité des eaux littorales sur 48h et de prévenir une pollution potentielle causée par le rejet des eaux pluviales dans la mer.
Concevoir de nouvelles infrastructures
Au-delà de ces outils d’anticipation et de mesure, SUEZ ENVIRONNEMENT s’engage dans la conception, la construction et l’exploitation de nouvelles infrastructures des eaux pluviales qui ont un impact positif sur la qualité de l’eau de ruissellement. A Bordeaux, Lyonnaise des Eaux a construit de nouveaux bassins de retenue. Ces ouvrages traditionnels peuvent être complétés aujourd’hui par des solutions alternatives. Des espaces verts permettent l’infiltration de l’eau de pluie dans le sol. L’infiltration améliore la qualité de l’eau collectée. Des voies de drainage, des toitures végétalisées et des réservoirs (individuels ou collectifs) sont utilisés pour réguler les débits et limiter la taille des réseaux.
Enfin, SUEZ ENVIRONNEMENT met en place des stations de traitement de réutilisation d’eau pluviale. Par exemple, l’aéroport de Toulouse-Blagnac s’est doté d’une station développée par Lyonnaise des Eaux en partenariat avec Ondeo IS et INEO, lui permettant de traiter une partie des eaux de pluie et d’utiliser cette eau pour arroser les voiries et les espaces verts.
Un grand nombre de solutions existe donc pour relever efficacement le défi de la gestion des eaux pluviales. Ces solutions permettent aux collectivités de maîtriser les risques d’inondations et leurs impacts sur les hommes et l’environnement. Elles leur assurent un développement pérenne intégrant les conséquences du changement climatique.







