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Happy Nappy ou comment recycler les couches-culottes

Article publié le 21.10.11

Happy Nappy ou comment recycler les couches-culottes

Avec « Happy Nappy » (« couche heureuse »), SUEZ ENVIRONNEMENT a mis au point le premier pilote de recyclage de couches-culottes usagées. Ce projet de recherche en laboratoire envisage des solutions innovantes pour transformer ces déchets polluants en plastique, en énergie et en compost.


En moyenne, un bébé utilise 6 000 couches au cours de ses deux premières années ! C’est ainsi qu’1 million de tonnes de couches finissent à la poubelle chaque année en France. Classés dans la catégorie « textiles sanitaires » au même titre que les lingettes et les mouchoirs en papier, ces déchets représentent 34 kilos par an et par habitant. Soit 9% des ordures ménagères. Un volume considérable qui ne connaît à ce jour aucune solution de recyclage. D’où la volonté de SUEZ ENVIRONNEMENT d’imaginer un système spécifique au traitement des couches usagées.

 

La recherche au service du recyclage

Depuis 2009, SUEZ ENVIRONNEMENT et la Direction des Grands Projets de sa filiale SITA France ont initié « Happy Nappy » : un programme de recherche de 340 000 euros destiné à évaluer à l’échelle laboratoire le potentiel de valorisation de ces déchets. Financé à 40% par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), « Happy Nappy » a permis de mettre au point un premier pilote de recyclage des couches usagées. L’enjeu est triple : prouver la faisabilité industrielle d’un tel procédé, ses bienfaits sur l’environnement, ainsi que sa validité technique et économique.

 

Broyer, trier et recycler

Mené au CIRSEE, le Centre de Recherche et Développement de SUEZ ENVIRONNEMENT, en partenariat avec l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) de Narbonne, l’APESA (Association Pour l’Environnement et la Sécurité d’Aquitaine) et l’ENSAT (Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse), ce pilote comporte deux étapes. La première consiste à broyer les couches usagées afin de séparer ses différents composants. Soit 10 à 20% de plastiques, 10 à 20 % de fibres, 50 à 70% de déchets organiques et 5 à 10 % de polymères super-absorbants qui permettent aux bébés de rester au sec.

La seconde étape est destinée à isoler les plastiques du reste, en vue d’un recyclage spécifique. Les matières organiques sont ensuite dégradées et converties en méthane par le processus biologique de méthanisation, puis transformées en biogaz ou en compost. Le processus de séparation des couches, la qualité des matières produites et celle du biogaz ont d’ores-et-déjà été validés par SUEZ ENVIRONNEMENT et ses partenaires. Le problème du recyclage des polymères super-absorbants est encore à l’étude.

 

Des couches bientôt recyclées à 90% ?

Aujourd’hui, grâce à « Happy Nappy », il est donc techniquement possible de recycler 90% du contenu d’une couche usagée. Depuis deux ans, ce projet de recherche s’inscrit parfaitement dans l’engagement de SUEZ ENVIRONNEMENT pour la préservation durable des ressources naturelles, les objectifs du Grenelle de l’Environnement en faveur des filières de recyclage et les préoccupations des Français en matière de protection de la planète. On imagine à terme les bénéfices environnementaux d’une telle solution en France, l’une des championnes d’Europe de la fécondité, mais également dans le reste du monde.

En savoir plus sur

L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)

Le CIRSEE

L’INRA (Institut National de Recherche Agronomique)

L’ENSAT (Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse)

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Mis à jour le 21.10.11

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