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Jean-Louis Chaussade, Directeur général de SUEZ ENVIRONNEMENT : “l’économie circulaire doit devenir une priorité pour les pays européens »

Article publié le 03.02.15

Station de transfert des déchets. Crédit Photo : GDF SUEZ / CORPET ARNAUD

 

© SUEZ ENVIRONNEMENT / Denis Félix 2014 All rights reserved


Dans une Tribune publiée dans les Echos, Jean-Louis Chaussade revient sur l’importance d’adopter une économie « décarbonée » pour répondre aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés dans le cadre de la prochaine Conférence sur le climat à Paris, qui se tiendra en décembre 2015.

« Le modèle linéaire (extraire, produire, consommer, jeter) est arrivé à la fin d’un cycle. D’une part, il est trop consommateur de ressources naturelles, alors que celles-ci se raréfient et que la population mondiale augmente ; d’autre part, le modèle linéaire n’a pas suffisamment pris en compte les impacts qu’il génère sur l’environnement, et singulièrement sur le climat », rappelle-t-il.

La solution ? Adopter le modèle circulaire : « Fondée sur le principe que les déchets des uns peuvent devenir la matière première des autres, elle génère en effet une réduction en cascade de la consommation des ressources naturelles, de la consommation d’énergie et donc des émissions de CO². (…) En Europe, elle permettrait la réduction de 14% du total des émissions annuelles », poursuit-il. Avant d’insister, pour y parvenir, sur l’importance de la valorisation énergétique des déchets, « cette source d’énergie largement sous-exploitée encore en France », raison pour laquelle « SUEZ ENVIRONNEMENT a d’ailleurs amorcé une profonde transformation de ses métiers de l’eau et des déchets en les inscrivant dans une dynamique à la fois de valorisation matière, de valorisation biologique à partir des biodéchets et de valorisation énergétique ».

Et de conclure : « (…) outre la mobilisation des industriels, c’est le cadre législatif qui doit évoluer, et le modèle économique se transformer : l’économie circulaire sera d’autant plus efficace que le carbone aura un prix, qui donnera un signal crédible pour réduire les émissions de CO² et attirer les investissements vers les secteurs qui auront suffisamment d’audace pour s’engager dans des stratégies, qui ne sont ni plus ni moins des stratégies de rupture. »

(Les Echos, 23/01)

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Mis à jour le 03.02.15

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