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Transition écologique

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La préservation de la biodiversité marine française : une nécessité

Article publié le 19.09.13

Littoral français
Les océans ont une valeur inestimable pour l’humanité. Ils nous apportent nourriture, eau, chaleur et solutions médicales. Deuxième pays maritime au monde, la France est particulièrement concernée par la préservation de son littoral. C’est pourquoi la protection de la biodiversité marine est un des grands chantiers ouverts lors de la Conférence environnementale 2013.

 

D’après un rapport édité en 2007 par l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), le littoral métropolitain français possède 2,7 fois plus de zones urbaines, industrielles, réseaux de communication et espaces verts que la moyenne du territoire. Avec 6 millions de résidents permanents sur 4 % du territoire, la densité de population y est 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale. De plus, ces régions accueillent chaque été 7 millions de touristes.

 

Des menaces multiples pèsent sur les milieux marins français

France Littoral

Ces caractéristiques démographiques et économiques impliquent une augmentation des déchets et des eaux usées à traiter, et par conséquence, des rejets dans le milieu marin. Les espaces maritimes qui entourent la France sont sujets également à d’autres menaces qui fragilisent la biodiversité marine. Ils peuvent être soumis à des pollutions chimiques liées aux résidus industriels et agricoles. La pratique illégale du déballastage se révèle également dévastatrice. Lorsqu’un navire purge ses cuves au large des côtes, il peut déverser dans la mer des hydrocarbures, des métaux lourds ou des substances chimiques.

La surpêche nuit, quant à elle, à la reproduction et au développement des espèces. Enfin, le dérèglement climatique a des répercussions sur les écosystèmes et la circulation des masses d’eau situées en profondeur. Or les courants marins contribuent à réguler le climat de la planète. L’augmentation du CO2 dans l’eau participe à l’acidification des océans. Ce phénomène induit des conséquences négatives sur les micro-organismes et les coraux.

 

2,4% des aires marines sous juridiction française sont protégées

Deuxième pays maritime au monde, la France s’est fixée des objectifs en matière de protection de la biodiversité marine. Le Grenelle de l’Environnement prévoit ainsi la création d’unités d’exploitation et de gestion concertées des ressources vivantes (animales et végétales) présentes dans les milieux aquatiques marins ou dulçaquicoles (eau douce) exploitées par l’homme (pêche, aquaculture)… D’ici 2015, 10 % des eaux territoriales devront donner lieu à la création d’aires marines protégées. Ces aires sont des espaces délimités en mer au sein desquelles un objectif de protection de la nature à long terme a été défini.

D’après le service statistique du Ministère du Développement durable, seules 2,4 % des eaux sous juridiction française sont actuellement considérés comme des aires marines protégées. Pour parvenir à l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement, la France a décidé d’intensifier ses efforts dans ce domaine en inscrivant la protection de la biodiversité marine à l’ordre du jour de la Conférence environnementale 2013.

Les acteurs privés participent également à cet effort. C’est le cas notamment de Lyonnaise des Eaux et Degrémont qui ont inauguré en octobre 2012 la station d’épuration Aquaviva. Cette station d’épuration traite les eaux usées des habitants du bassin cannois. Elle est l’une des premières au monde à ne pas émettre de gaz à effet de serre. Sa technologie de traitement des eaux usées, l’ultrafiltration par bio-réacteur à membranes, permet également d’obtenir une eau de qualité optimale en sortie de station d’épuration, contribuant ainsi à la préservation du milieu naturel récepteur. Ces deux caractéristiques permettent à la fois d’éviter les pollutions diffuses dans le milieu marin et de lutter contre le dérèglement climatique.

 

Part des eaux sous juridiction françaises en aires marines protégées

 

BioRestore et la réintroduction de poissons dans récifs artificiels

Eau et agriculture

99 % des post-larves de poissons (stade d’évolution entre la larve et le spécimen juvénile) avaient tendance à mourir lors de leur installation naturelle sur la côte méditerranéenne. La société Ecocean, Lyonnaise des Eaux, filiale de SUEZ ENVIRONNEMENT, le Conseil général de l’Hérault, l’Université de Perpignan et OSEO Languedoc Roussillon ont donc développé en 2010 le projet « BioRestore ». Ce dispositif consiste à pêcher les post-larves afin de les faire grandir dans des nurseries. Les jeunes poissons sont ensuite remis en mer.

 

En savoir plus sur

La Conférence environnementale

La feuille de route pour la transition écologique

Le rapport gouvernance Grenelle I et II

La surveillance des eaux de baignage

BioRestore (PDF)

Aquaviva

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Mis à jour le 19.09.13

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