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Les ressources alternatives en eau

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Le réalimentation des nappes phréatiques, pour un équilibre essentiel

Article publié le 22.01.14

Pecq-Croissy, pompe du bassin de réalimentation de la nappe Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / William DANIELS

Plus de 2 milliards de personnes dépendent des nappes phréatiques pour leur accès à l’eau potable et 1000 km3 d’eau sont pompés chaque année dans les nappes dans le monde, ce qui représente 26 % du total des prélèvements. Ces chiffres laissent imaginer à quel point la maitrise de la pollution et du niveau des nappes est un enjeu majeur. C’est pourquoi des solutions permettant de contrôler et de réalimenter les réserves d’eau souterraines se développent.

 

La géofiltration, un procédé innovant et écologique

Quelle meilleure alliée que la nature elle-même pour restaurer la qualité des nappes phréatiques ? En effet, le procédé de géofiltration mis en place par Lyonnaise des Eaux consiste à s’appuyer sur les capacités épuratoires des sols afin d’améliorer la qualité de l’eau brute. L’eau souterraine est pompée puis utilisée pour réalimenter artificiellement la nappe phréatique par infiltration. C’est le transfert d’eau dans le sous-sol qui permet de réduire la teneur de certains composés indésirables.

cascade d'aération en champignon, sur le site de la Coulée verte Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / William DANIELS

L’application de la géofiltration sur la zone de l’étang du Gallardon est exemplaire. L’eau est pompée dans la nappe alluviale de la Seine avant d’alimenter l’étang, s’oxygénant au passage. Cette eau s’infiltre ensuite naturellement de l’étang vers la nappe. Le passage successif d’un milieu oxygéné vers un milieu pauvre en oxygène permet une épuration naturelle de cette eau se traduisant par une élimination quasi-totale d’éléments indésirables tels que le fer, le manganèse, l’ammonium et les nitrates. De plus, tout le processus est parfaitement écologique car il ne demande aucun produit chimique.

 

Géofiltration

Au delà de la lutte contre la pollution, les différentes méthodes de réalimentation artificielle de nappes (« Managed Aquifer Recharge – MAR ») – dont la géofiltration est un exemple – permettent également une amélioration quantitative des masses d’eau et un allègement des traitements en place.

Ainsi, à Hyères les Palmiers dans le Var, un dispositif de réalimentation de nappe sera prochainement mis en place afin d’éviter l’intrusion d’eau de mer, (pouvant réduire de 40% la capacité de production de la commune) dans les nappes d’eau douce en période de sécheresse. De l’eau sera pompée dans le canal Jean-Natte voisin puis réinjecté dans la nappe, ce qui permettra de rééquilibrer son alimentation et de rendre à la commune son autonomie.

 

Une ingénierie géologique qui a fait ses preuves

Les bassins de réalimentation de la nappe de la craie de Croissy-sur-Seine

Cette technique a largement fait les preuves de son efficacité dans le temps. Dès les années 1950, son sous la conduite de Roman Karpoff , hydrogéologue à SAFEGE, le champ captant de Croissy-sur-seine est mis en place avec une recharge de la nappe de la craie par la Seine. Ce champ captant produit toujours 50 millions de mètres cubes par an pour l’ouest parisien, Le champ captant de Croissy-sur-Seine, exploité par Lyonnaise des Eaux, produit quant à lui 30 millions de m3 par an sur le même principe depuis 1980.

La compréhension des phénomènes géochimiques et des échanges nappe-rivière fait l’objet de mesures continues des niveaux d’eau et d’analyses d’eaux régulières. Avec ces mesures, on peut alors élaborer des outils de gestion de la ressource.

 

Vers la modélisation des nappes et la surveillance intelligente

A partir des données mesurées sur les champs captants, Safège, filiale de SUEZ ENVIRONNEMENT, , modélise les échanges nappe-rivière avec une suite de logiciels de pointe dédiés à la modélisation et à la gestion des ressources en eau souterraine. Les deux principaux outils sont la modélisation hydrodynamique qui restitue la piézométrie (pas de panique il s’agit principalement de la mesure du niveau des nappes) et la modélisation hydrodispersive qui permet d’identifier la migration des contaminants dans le sous-sol.

De telles technologies facilitent largement la prise de décision et le dimensionnement des plans d’actions sur les eaux souterraines. Les perspectives de changements climatiques peuvent même être prise en compte pour évaluer l’évolution des échanges entre une nappe qui accompagne une rivière!

 

En savoir plus sur

Safège

Lyonnaise des Eaux

Préservation des ressources en eau (SUEZ ENVIRONNEMENT)

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Mis à jour le 22.01.14

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