eMag de Suez-Environnement

eMag de SUEZ ENVIRONNEMENT

Accueil > L'eau dans tous ses états > Eau et agriculture : un défi mondial > Stress hydrique : retour sur les conséquences d’une irrigation intensive

agriculteur biologique en compagnie d'un agent dans le champ Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / William DANIELS

Eau et agriculture : un défi mondial

Accéder au dossier

Imprimer

Envoyer à un ami

Stress hydrique : retour sur les conséquences d’une irrigation intensive

Article publié le 24.02.14

circle irrigation Crédit photo: brewbooks

Pour répondre aux besoins toujours grandissants de l’agriculture, les systèmes d’irrigation ont exagérément, pendant des décennies, puisé l’eau des nappes souterraines. Résultat : dans certains pays du monde, le niveau des eaux souterraines est anormalement bas et certains aquifères sont même totalement asséchés. Petit tour d’horizon des régions qui ont soif.

Selon les sources de l’OCDE, on estime en 2030 que 47% de la population mondiale vivra dans des zones de stress hydrique élevée, conséquence de l’augmentation de la population et de l’urbanisation croissante qui exercent une pression considérable sur les ressources. Et l’irrigation intensive, réponse à une production massive, est largement pointée du doigt.

 

Consommer sans compter

Dans une des régions les plus sèches du monde, l’Arabie Saoudite a mis en place, dès les années 70, un système d’irrigation agricole à grande échelle pour permettre d’accéder à son indépendance alimentaire. Cette prouesse a été rendue possible grâce au pompage intensif des aquifères fossiles. Seul problème : ces réserves ne sont pas rechargeables… Résultat : après 20 ans d’indépendance au blé, l’Arabie Saoudite prévoit de mettre fin à la culture du blé dans les 3 ans à venir et devra multiplier les importations de céréales pour compenser.

Koala dans la réserve naturelle de Philip Island Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / Marcel Aucar

En Australie, la population consomme 30 % plus d’eau que la moyenne des pays de l’OCDE et cette consommation n’a cessé d’augmenter alors même que l’état de sécheresse, en 2006, était déclaré. Depuis, les choses ont évolué et on assiste progressivement à une évolution positive des mentalités et à l’adoption de comportements plus responsables. Notamment de la part des agriculteurs qui ont peu à peu abandonné les cultures intensives de céréales et l’élevage bovin, pour se tourner vers la diversification des cultures, moins exigeantes en eau. En effet, la raréfaction des ressources en eau est telle que le gouvernement fédéral a mis en place un système de marchés de droits d’accès, permettant une meilleure gestion des réserves en eau tout en encourageant cette conversion des agriculteurs. Grâce à ce nouveau mécanisme, de nombreux exploitants ont pu cultiver des produits comme la vigne, moins gourmands en eau que le maïs ou le riz, et revendre l’eau inutilisée aux collectivités ou aux agriculteurs voisins. Aujourd’hui, la diversification des cultures est perçue comme la condition sine qua non de survie des exploitants agricoles.

Stress hydrique : tour du monde

stress hydrique

En savoir plus sur

L’OCDE

L’infographie « L’eau, une ressource à préserver »

La préservation de la ressource en eau

Tags associés :

Imprimer

Envoyer à un ami

Mis à jour le 24.02.14

Haut