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Qualité de l'eau du robinet

La qualité de l’eau du robinet

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Des traitements efficaces pour éliminer les micropolluants

Article publié le 26.06.13

Légende : Membrane / Crédit Photo : Lyonnaise des Eaux france
Pour éliminer les micropolluants de l’eau potable, il existe déjà des traitements efficaces. Les plus utilisés sont : la filtration sur membrane, l’ozonation, et l’adsorption sur charbon actif. Chaque technologie a son propre spectre d’action qui varie selon les caractéristiques de chaque ressource et de sa place dans la filière de traitement. 

 

Le charbon actif

LDE BCJ - charbon actif dans les mains / Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / William DANIELS

Le charbon actif largement utilisé dans les filières classiques de traitement d’eau potable, en particulier pour éliminer les pesticides, est aussi efficace sur un certain nombre de micropolluants. Fabriqué le plus souvent à partir de la combustion de bois ou d’écorces de noix de coco, il se présente sous la forme de poudre ou de grains. Ceux-ci ont la propriété de fixer certaines molécules à leur surface (adsorption) tels que les pesticides, mais aussi, les métaux lourds et les agents tensio-actifs.

 

L’ozonation

L’ozonation quant à elle, est un procédé d’oxydation. L’ozone 03, produit grâce à des ozoneurs, est un gaz qui a la faculté de dégrader des composés organiques. Il fragilise également des molécules non biodégradables naturellement ; ce qui permettra à des bactéries présentes dans un traitement biologique ultérieur de les digérer ou à une filtration sur membrane de les retenir.

 

La filtration sur membranes

La filtration sur membranes (microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration, osmose inverse), consiste à faire passer sous pression l’eau à traiter au travers de membranes aux pores ultra fines qui agissent ainsi comme des tamis à l’échelle microscopique. Plus la taille des pores est faible, plus le spectre de produits susceptibles d’être retenus est large – de 0, 1 microns pour la microfiltration à 0,0001 microns pour l’osmose inverse -. La nanofiltration et l’osmose inverse du fait de leur seuil de coupure très bas, sont les plus utilisées pour le traitement des micropolluants. Elles doivent être couplées en aval avec d’autres traitements pour éviter un colmatage trop rapide des membranes.

 

Des technologiques en constante amélioration

CIRSEE Pôle Analyse et Santé - identification des micropolluants organiques dans l'eau / Crédit Photo : ©SUEZ ENVIRONNEMENT / Thierry DUVIVIER

Toutes ces technologies sont sans cesse améliorées. SUEZ ENVIRONNEMENT au travers de sa filiale Degrémont y consacre d’importants efforts et travaille en particulier à la réduction des coûts de fonctionnement des installations au travers notamment, de l’utilisation d’énergies renouvelables. L’optimisation des performances de traitement directement liée au couplage des technologies entre elles fait aussi l’objet de recherches. C’est l’objet du projet pilote lancé par le CIRSEE baptisé « Usine de demain ».

Et bien sûr, la meilleure façon d’éliminer les nouvelles pollutions, c’est encore d’éviter leur propagation. La réglementation adoptée par les pouvoirs publics et les différentes actions entreprises par les opérateurs de l’eau en faveur de la préservation des ressources convergent dans cette direction : une approche plus respectueuse de l’environnement et plus économique

 

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Mis à jour le 26.06.13

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